Les ingrédients à l'état de trace et les impuretés doivent-ils figurer sur le CNF
Clarifie quand les impuretés fortuites et les constituants à l'état de trace doivent être déclarés sur un formulaire de notification cosmétique canadien, et quand ils ne le doivent pas.
Quelqu'un m'a demandé le mois dernier s'il devait inscrire la trace d'un conservateur préalablement mélangé dans un extrait botanique qu'il avait acheté, quelque chose qu'il n'avait jamais ajouté volontairement et qu'il ne pouvait même pas quantifier précisément. C'est une bonne question, et elle revient constamment dès que les fabricants se mettent à lire attentivement les certificats d'analyse de leurs fournisseurs, au point de remarquer tout ce qui s'y trouve réellement.
La distinction qui compte : intentionnel ou fortuit
Un formulaire de notification cosmétique (CNF) s'articule autour de ce qui se trouve dans votre formule finie, énuméré par nom INCI avec une concentration ou une plage de concentration. Les ingrédients que vous avez délibérément choisis et pesés dans votre lot constituent le cas évident. Là où ça se complique, c'est avec tout ce qui arrive en même temps que ces ingrédients sans que vous l'ayez choisi.
Les mélanges de fournisseurs sont la source la plus fréquente de cette confusion. Si vous achetez un mélange de parfum, un extrait botanique ou un système de conservateurs, ce mélange est très rarement une seule substance. C'est un mélange, et ce sont les composants de ce mélange qui doivent réellement apparaître sur votre notification, pas seulement le nom commercial du mélange. C'est différent de la question des impuretés, mais c'est le même réflexe : savoir ce qui se trouve réellement dans le flacon, pas seulement ce que l'étiquette du flacon appelle son contenu.
Les véritables impuretés à l'état de trace, comme des adjuvants de fabrication résiduels à de très faibles niveaux dans une matière première, ou des constituants naturellement présents à l'état de trace qui accompagnent un extrait botanique sans avoir été ajoutés séparément, se rapprochent davantage du côté fortuit. La position réglementaire générale dans la plupart des cadres cosmétiques, y compris celui du Canada, est que les ingrédients ajoutés intentionnellement doivent être déclarés, tandis que les véritables constituants fortuits à l'état de trace qui ne fonctionnent pas comme des ingrédients dans le produit fini sont traités différemment. Mais « différemment » ne veut pas toujours dire « ignorer », surtout lorsqu'une substance à l'état de trace se trouve être une substance restreinte ou interdite.
Pourquoi ce n'est pas un endroit où deviner
Voici le risque concret. Si un extrait botanique porte naturellement une trace d'une substance qui figure sur la Liste critique des ingrédients de cosmétiques, le fait que vous ne l'ayez pas ajoutée intentionnellement ne la rend pas nécessairement sans importance. Certaines entrées de la Liste critique existent précisément parce qu'une substance apparaît comme constituant naturel ou contaminant dans certaines matières premières, les huiles essentielles étant l'exemple le plus clair. Les allergènes de parfum sont une bonne analogie ici, même s'ils constituent leur propre catégorie : des substances comme le limonène ou le linalol sont fréquemment présentes parce qu'elles se trouvent naturellement dans les huiles essentielles, et non parce que quelqu'un les a ajoutées comme produits chimiques isolés, et les règles de divulgation qui les concernent sont conçues avec cette réalité en tête.
Alors la réponse honnête à « est-ce que cette trace doit figurer sur le formulaire » est : ça dépend de ce qu'est cette trace, de la façon dont elle s'est retrouvée là, et si c'est le type de substance qu'un régulateur a précisément signalé. Un niveau de trace d'un résidu de fabrication inerte est une tout autre conversation qu'un niveau de trace d'un allergène restreint ou d'une substance interdite qui accompagne un extrait.
Une façon pratique de démêler tout ça
- Obtenez la composition réelle de chaque mélange et extrait, pas seulement le nom commercial. Demandez aux fournisseurs une décomposition complète, idéalement une liste INCI avec des pourcentages approximatifs, ou au minimum une fiche de données de sécurité dont la section 3 indique la composition.
- Faites le calcul en cascade. Si un mélange de conservateurs est utilisé à 0,5 % de votre formule et qu'un de ses composants représente 20 % de ce mélange, ce composant est présent à 0,1 % de votre produit fini. Les constituants à l'état de trace dans les matières premières demandent le même type de calcul, même quand les chiffres deviennent tout petits.
- Vérifiez tout ce qui est inhabituel par rapport à la Liste critique, pas seulement vos ingrédients principaux. Une substance restreinte qui apparaît comme constituant à l'état de trace dans un extrait mérite le même examen qu'une substance que vous auriez ajoutée directement.
- En cas de doute réel sur le fait qu'un élément compte comme fortuit ou comme un ingrédient à déclarer, traitez-le comme déclarable. Être prudent ici ne coûte que quelques minutes de documentation supplémentaires. Se tromper coûte plus tard une modification, ou pire, une question de conformité à laquelle vous ne pouvez pas répondre clairement.
- Conservez la documentation du fournisseur en dossier même pour les éléments que vous décidez de ne pas déclarer, afin de pouvoir justifier votre raisonnement si on vous le demande un jour.
Ce que cela signifie au quotidien
La plupart des formules de petits lots n'ont pas de problèmes d'impuretés exotiques. La zone de risque réaliste est précise : les extraits botaniques complexes, les mélanges de parfum, et toute matière première pour laquelle vous vous fiez entièrement à la parole d'un fournisseur quant à son contenu. Insistez pour obtenir des données de composition réelles pour ces cas, faites le calcul de la concentration réelle que chaque composant atteint dans votre produit fini, et ne laissez pas « ce n'est qu'une trace » devenir une excuse pour ne pas vérifier.
C'est exactement le genre de détail que Cosmetic Comply est conçu pour repérer, puisqu'il décompose les mélanges de fournisseurs en leurs composants réels et reporte les pourcentages pour signaler tout ce qui mérite un examen plus approfondi avant qu'une notification canadienne soit déposée, plutôt que de vous laisser reconstituer manuellement la liste d'ingrédients d'un mélange.
Envoyez-nous vos ingrédients, on s'occupe du reste
Un court formulaire suffit pour commencer. Chaque ingrédient est vérifié par rapport aux listes d'interdits et de restreints de votre marché, puis nous déposons votre notification et vous remettons un numéro que vous pouvez suivre.
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