Canaux de vente

Cosmétiques en précommande et sociofinancés : quand faire la déclaration

Les promesses de sociofinancement et les précommandes brouillent la règle des « 10 jours après la première vente ». Voici comment cerner la véritable date déclencheuse.

The Compliance Desk4 min de lecture

Nous avons récemment reçu une question d'un fabricant menant une campagne de sociofinancement pour une nouvelle gamme de savons, demandant si le compte à rebours vers la déclaration commence quand les promesses de dons entrent ou quand le produit est réellement expédié. C'est une bonne question, parce que la règle de Santé Canada n'a pas été rédigée en pensant aux plateformes de sociofinancement, et le sens littéral de « première vente » devient réellement ambigu une fois que de l'argent change de main avant même qu'un produit n'existe.

La règle telle qu'écrite

Santé Canada exige qu'un Formulaire de déclaration de cosmétique soit déposé dans les 10 jours suivant la première vente. C'est toute la règle, c'est un système de déclaration plutôt qu'une approbation préalable à la mise en marché, et le compte à rebours commence à la première vente. La complication est que « première vente » suppose une transaction de détail assez simple : quelqu'un achète un produit fini qui existe et qui est expédié promptement. Les précommandes et le sociofinancement brisent cette hypothèse de plusieurs façons.

Où se manifeste réellement l'ambiguïté

  • Les promesses de dons en sociofinancement. Sur la plupart des plateformes, une promesse est une promesse de paiement futur conditionnelle au succès de la campagne et à la livraison éventuelle du produit, pas une vente complétée d'un produit spécifique existant. Selon les modalités de la plateforme et la structure de votre campagne, l'argent pourrait même ne pas être perçu avant la clôture réussie de la campagne.
  • Les précommandes sur votre propre site. Si vous prenez un paiement d'avance pour un produit qui est expédié des semaines ou des mois plus tard, cela ressemble sans doute davantage à une véritable transaction de vente se produisant immédiatement, même si la livraison est retardée.
  • Les paliers de récompense qui ne sont pas encore des produits finis. Certaines campagnes décrivent un produit encore en cours de finalisation, ce qui signifie que la formule déclarée pourrait même ne pas correspondre à ce qui finit par être expédié si des changements surviennent durant le développement.

Une façon raisonnable de penser le point déclencheur

Puisque le cadre de Santé Canada n'a pas été rédigé en pensant spécifiquement à ces modèles, la posture la plus sûre consiste à traiter le moment de la perception réelle du paiement pour un produit formulé et spécifique comme la lecture la plus prudente de « première vente », plutôt que d'attendre l'expédition physique. Si vous percevez un paiement réel (pas seulement une promesse remboursable qui pourrait ne jamais se concrétiser) pour un produit dont la formule est finalisée, c'est le moment le plus susceptible d'être considéré comme la première vente selon une lecture prudente de la règle.

En pratique, cela suggère :

  1. Si votre plateforme de sociofinancement ne perçoit le paiement qu'après une clôture réussie de la campagne et une formule finalisée, traitez cette date de perception comme votre point déclencheur probable, et déposez la déclaration dans les 10 jours suivants, pas 10 jours après l'expédition éventuelle des boîtes de récompense des mois plus tard.
  2. Si vous prenez des précommandes directes avec paiement immédiat sur votre propre site, traitez la date de paiement de la précommande comme la première vente, surtout si la formule est déjà verrouillée et stable, puisque le délai de livraison est un détail d'exécution plutôt qu'un détail de vente.
  3. Si votre formule n'est pas finalisée quand les promesses ou précommandes ouvrent, c'est un problème plus grave que le calendrier de déclaration, puisque vous vendriez un produit que vous n'avez pas encore réellement formulé, ce qui est son propre type de risque. Verrouillez la formule avant de prendre de l'argent pour elle, pas après.

Pourquoi pécher par excès de prudence tôt est la direction la plus sûre

Déposer une déclaration légèrement plus tôt que strictement nécessaire ne vous coûte rien. C'est une déclaration, pas une porte d'approbation, donc il n'y a aucun inconvénient à soumettre dès que votre formule est verrouillée et que vous avez commencé à percevoir un paiement réel, même s'il reste une certaine ambiguïté sur le point déclencheur légal exact. Le risque repose entièrement de l'autre côté, déposer trop tard par rapport à ce que Santé Canada considérerait comme la véritable date de première vente, ce qui est le scénario à éviter activement.

Une autre subtilité à signaler

Si votre campagne de sociofinancement modifie les formules des paliers de récompense selon des objectifs bonis ou les commentaires des donateurs, chaque formule véritablement différente constitue sa propre déclaration, pas une modification greffée sur l'originale. Les modifications sont pour les changements de formule d'un produit déjà déclaré ; une variante de formule réellement nouvelle, même née d'un objectif boni, nécessite sa propre déclaration.

Si vous menez une campagne et voulez que la déclaration soit prête à être déposée dès que l'argent commence à circuler plutôt que de vous précipiter après coup, Cosmetic Comply vous permet de préparer la déclaration à partir de votre formule verrouillée à l'avance, et sa fonction de déclaration en double rend la gestion de plusieurs variantes de palier de récompense d'un même produit de base considérablement moins répétitive.

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