Canaux de vente

Ventes de cosmétiques B2B ou B2C : la notification s'applique toujours

Vendre à un spa, un salon ou un détaillant plutôt qu'à un consommateur ne vous libère pas de votre obligation de notification cosmétique. Voici pourquoi le type d'acheteur n'a pas d'importance.

Cosmetic Comply Team4 min de lecture

Une fabricante de savon nous a écrit, convaincue d'être tranquille puisque ses seules clientes étaient des spas achetant en gros, sans aucune vente directe à des consommateurs. Elle avait lu que les règles de notification concernaient les « produits vendus aux consommateurs » et en avait déduit que le fait de vendre uniquement en gros la plaçait hors du champ d'application. Ce n'était pas le cas, et cette hypothèse est assez répandue pour mériter qu'on l'examine en détail.

Le déclencheur, c'est la « première vente », pas la « vente à un consommateur »

L'exigence de formulaire de notification cosmétique (CNF) de Santé Canada est liée à la première vente du produit, et elle s'applique peu importe qui est l'acheteur. Un spa, un salon, un programme de commodités hôtelières, un distributeur, un détaillant achetant en gros, tout cela constitue une vente qui déclenche le compte à rebours. Vous disposez de 10 jours à partir de cette première vente pour déposer le CNF et obtenir votre numéro de notification cosmétique (CN). Rien dans le règlement ne prévoit d'exception pour les transactions entre entreprises.

Réfléchissez à pourquoi cela a du sens sur le plan réglementaire. La règle existe pour que Santé Canada ait une visibilité sur les produits cosmétiques en circulation et sur leur composition, afin de pouvoir agir en cas de préoccupation liée à la sécurité. Un produit utilisé sur une centaine de clients de spa par semaine pose exactement la même question de sécurité des ingrédients qu'un produit vendu au détail à une centaine de consommateurs individuels. L'exposition de l'utilisateur final ne change pas selon qui a rédigé le bon de commande.

D'où vient habituellement ce malentendu

Quelques schémas mènent les gens à la mauvaise conclusion :

  • La confusion liée à la marque de distributeur. Si vous fabriquez pour une marque qui revend sous son propre nom, quelqu'un dans cette chaîne doit tout de même avoir déposé le dossier. Il vaut la peine de confirmer par écrit qui s'en charge, plutôt que de présumer que l'autre partie s'en occupe.
  • L'étiquetage « réservé à un usage professionnel ». Le fait de désigner un produit pour un usage professionnel ou en salon ne l'exempte pas de la notification. Cela change qui peut l'acheter, pas si Santé Canada doit en être informé.
  • Les échantillons et les cadeaux avec achat. Même une distribution sans revenu peut déclencher une vente selon la façon dont elle est structurée, alors ne présumez pas que les échantillons gratuits sont automatiquement hors du champ d'application.
  • Présumer que le détaillant s'en occupe. Les détaillants s'attendent généralement à ce que la marque ou le fabricant ait déjà déposé le dossier. Très peu d'acheteurs au détail sont équipés pour déposer des CNF au nom d'un fournisseur.

Ce qui change réellement dans une relation B2B

L'obligation de notification ne bouge pas, mais quelques éléments pratiques changent bel et bien lorsque vous vendez en gros :

Élément Détail B2C Gros B2B
Exigence de dépôt du CNF S'applique S'applique, même délai de 10 jours
Étiquetage bilingue S'applique à l'emballage destiné au consommateur S'applique toujours si le produit atteint un utilisateur final sous cette forme
Qui confirme généralement la conformité Rarement demandé par des acheteurs individuels Souvent demandé par l'acheteur professionnel avant de passer commande
Demandes de documentation Peu fréquentes Fréquentes, les acheteurs peuvent demander directement votre numéro CN

Cette dernière ligne mérite qu'on s'y attarde. Les acheteurs professionnels sont souvent plus rigoureux pour demander des preuves que ne le sont les consommateurs individuels, puisqu'un spa ou un détaillant a sa propre exposition en matière de responsabilité à gérer. Être capable de produire un numéro CN sur demande, plutôt que de se précipiter pour déposer le dossier seulement après qu'un acheteur le demande, permet de faire avancer une relation de gros au lieu de bloquer un bon de commande.

L'angle de la modification et de la cessation

Si vous vendez en gros et que vous ajustez une formule pour un partenaire en marque de distributeur, rappelez-vous que les changements de formule nécessitent une modification du CNF existant, et que retirer un produit du marché nécessite le dépôt d'une cessation. Les deux s'appliquent tout autant aux lignes de produits vendues uniquement en gros qu'à tout ce qui est vendu directement aux consommateurs.

L'essentiel pour les vendeurs uniquement en gros

Si votre modèle d'affaires entier est B2B, professionnel ou de gros, c'est un choix de canal judicieux, mais cela ne change rien à votre échéancier de notification. Déposez le dossier dans les 10 jours suivant la première vente, exactement comme vous le feriez pour un lancement au détail. Le processus de dépôt de Cosmetic Comply fonctionne de la même façon peu importe votre canal de vente : il associe vos ingrédients à leurs noms INCI, les vérifie par rapport à la Liste critique (Hotlist), et vous procure un numéro CN traçable, pour que vous ayez quelque chose de concret à remettre à un acheteur en gros dès qu'il le demande.

PRÊT À DÉPOSER ?

Envoyez-nous vos ingrédients, on s'occupe du reste

Un court formulaire suffit pour commencer. Chaque ingrédient est vérifié par rapport aux listes d'interdits et de restreints de votre marché, puis nous déposons votre notification et vous remettons un numéro que vous pouvez suivre.

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