Australie (AICIS)

Mythe : les ingrédients naturels sont exemptés de l'AICIS

Pourquoi un extrait végétal ou une huile naturelle ne se retrouve pas automatiquement hors de la réglementation chimique australienne AICIS, et ce qui détermine réellement cela.

Cosmetic Comply Team4 min de lecture

« C'est juste un extrait végétal, alors il n'a pas besoin de figurer sur un inventaire chimique, non? » J'entends une version de cette phrase presque chaque fois que l'AICIS est mentionné à des fabricants qui n'ont jamais vendu en Australie auparavant. La présomption semble intuitive. Naturel semble être le contraire de « produit chimique industriel ». Mais ce n'est pas ainsi que le cadre est construit, et cela vaut la peine de clarifier cela avant que ça vous coûte un retard de lancement.

L'AICIS réglemente la substance chimique, pas l'histoire derrière elle

L'AICIS, l'Australian Industrial Chemicals Introduction Scheme, réglemente les ingrédients cosmétiques comme des produits chimiques industriels. Ce cadre fonctionne par un inventaire des produits chimiques existants et un ensemble de catégories d'introduction pour tout ce qui n'y figure pas déjà. Remarquez autour de quoi cette structure est bâtie : si une substance chimique a été évaluée et consignée, pas si elle provient d'une plante, d'un minéral ou d'un laboratoire. Une huile essentielle de lavande est, chimiquement parlant, un mélange complexe de constituants chimiques. Elle n'obtient pas de laissez-passer de cette catégorisation simplement parce qu'elle est sortie d'un alambic plutôt que d'un réacteur.

Cela fait trébucher beaucoup de formulateurs habitués à penser au « naturel contre synthétique » comme la ligne de démarcation pertinente, parce que cette distinction compte énormément en marketing et parfois dans des restrictions précises sur certains ingrédients ailleurs. Ce n'est tout simplement pas le principe organisateur que l'AICIS utilise. L'AICIS demande si la substance chimique (peu importe sa source) est déjà reconnue à l'inventaire, et sinon, quelle catégorie d'introduction s'applique à son entrée au pays.

Pourquoi ce mythe persiste

Quelques raisons pour lesquelles ce malentendu est si fréquent :

  • D'autres cadres traitent parfois effectivement le naturel et le synthétique différemment pour des questions précises de substances restreintes, alors les gens généralisent ce schéma à tous les systèmes qu'ils rencontrent, y compris l'AICIS, où cela ne tient pas.
  • « Naturel » est une catégorie marketing, pas une catégorie chimique. Un extrait végétal peut quand même contenir une molécule précise qui est chimiquement identique à quelque chose fabriqué synthétiquement ailleurs, et des molécules identiques sont traitées de façon identique du point de vue réglementaire, peu importe comment elles ont été produites.
  • Les extraits botaniques sont véritablement plus compliqués à préciser. Certains n'ont même pas de numéro CAS bien défini, puisqu'il s'agit de mélanges variables plutôt que de substances uniques et définies. Cette complexité peut donner l'impression que « ceci ne rentre pas dans le système chimique habituel », alors qu'en réalité cela signifie simplement plus de travail pour bien le caractériser, pas une exemption.

Ce qui détermine réellement votre obligation

Plutôt que de demander « est-ce que c'est naturel », les questions pertinentes sous ce genre de système au niveau de l'ingrédient sont :

  1. Cette substance chimique précise, peu importe sa source, figure-t-elle déjà à l'inventaire?
  2. Sinon, sous quelle catégorie d'introduction son entrée au pays tombe-t-elle?
  3. La complexité de l'ingrédient (un mélange botanique variable, par exemple) change-t-elle la façon dont il doit être caractérisé pour ce processus?

Aucune de ces questions n'a « c'est à base de plantes » comme réponse valable en soi.

Une comparaison pour réinitialiser l'intuition

Présomption Réalité
« Naturel = exempté de l'AICIS » L'AICIS évalue la substance chimique elle-même, pas son origine
« Synthétique = automatiquement plus réglementé » Le traitement réglementaire suit le statut de la substance à l'inventaire, pas la façon dont elle a été fabriquée
« Un extrait végétal est trop complexe pour être un « produit chimique » sous ce système » Les mélanges botaniques sont quand même évalués ; la complexité affecte la caractérisation, pas l'exemption
« Si c'est assez sûr pour l'alimentation, c'est correct pour l'AICIS » Un objectif réglementaire entièrement différent ; le statut sûr pour l'alimentation ne correspond pas aux catégories d'introduction de produits chimiques industriels

Que faire au lieu de présumer

Si vous prévoyez vendre en Australie et que votre formule s'appuie fortement sur des ingrédients botaniques, huiles essentielles, extraits végétaux, cires naturelles, traitez chacun d'eux comme une substance chimique qui doit être vérifiée par rapport à l'inventaire, exactement comme vous vérifieriez un ingrédient synthétique. Ne laissez pas l'histoire marketing de l'ingrédient raccourcir votre vérification de conformité.

C'est un modèle mental véritablement différent des systèmes basés sur la déclaration comme celui du Canada, où vous pensez surtout au produit fini et à ses limites de concentration. L'AICIS vous demande de penser d'abord au niveau de l'ingrédient. Cosmetic Comply développe sa couverture australienne en gardant cette structure axée sur l'ingrédient à l'esprit, puisque c'est une vérification sensiblement différente de tout ce qu'un flux de travail de déclaration seulement pourrait détecter.

PRÊT À DÉPOSER ?

Envoyez-nous vos ingrédients, on s'occupe du reste

Un court formulaire suffit pour commencer. Chaque ingrédient est vérifié par rapport aux listes d'interdits et de restreints de votre marché, puis nous déposons votre notification et vous remettons un numéro que vous pouvez suivre.

Démarrer un dépôt

Continuer la lecture