Union européenne (CPNP)

Ce qui se passe quand un cosmétique échoue à la surveillance du marché de l'UE

Comment les autorités compétentes de l'UE inspectent un cosmétique, ce qu'elles demandent à la personne responsable, et comment un rappel Safety Gate se déclenche.

Cosmetic Comply Team4 min de lecture

La déclaration au CPNP est la partie sur laquelle tout le monde se concentre, mais ce n'est vraiment que la porte d'entrée. Ce qui se passe après que votre produit est en tablette, si une autorité compétente décide de regarder de plus près, est un processus distinct qui vaut la peine de comprendre avant que cela ne vous arrive plutôt que pendant.

Qui fait les vérifications

Sous le Règlement (CE) n° 1223/2009, les autorités compétentes des États membres effectuent la surveillance du marché sur les cosmétiques déjà en circulation. Cela peut être déclenché par une plainte de consommateur, un rapport d'effet indésirable, une inspection de routine d'une catégorie de produits, ou parfois simplement un échantillonnage aléatoire. Ce n'est pas lié à un calendrier fixe rattaché à votre date de déclaration. Un produit peut rester tranquillement en tablette pendant longtemps, puis être signalé à cause d'une préoccupation sectorielle plus large sur une classe d'ingrédients, ou parce qu'une cliente a eu une mauvaise réaction et l'a signalée.

La première demande : le dossier d'information sur le produit

Lorsqu'une autorité compétente ouvre une enquête, la première étape standard consiste à demander le dossier d'information sur le produit (DIP) à la personne responsable. C'est exactement pourquoi le rôle de personne responsable, et le fait que cette personne doive être établie dans l'UE, compte tellement au-delà d'une simple case à cocher durant la déclaration. Le DIP doit réellement exister, être à jour, et pouvoir être produit sur demande, pas assemblé rétroactivement une fois qu'une enquête arrive.

Un DIP véritablement prêt à être remis inclut généralement de la documentation appuyant la sécurité du produit, son étiquetage, et l'évaluation derrière celui-ci, rattachée au rapport de sécurité du produit cosmétique (CPSR) signé par un évaluateur de sécurité qualifié. Si une personne responsable ne peut pas produire un DIP rapidement, ou en produit un qui est incomplet ou manifestement assemblé après coup, cela devient en soi une partie du problème que l'autorité examine désormais.

Ce que fait le CPSR à cette étape

Le rapport de sécurité du produit cosmétique est l'ossature technique que l'autorité examinera le plus attentivement s'il y a une véritable préoccupation de sécurité. Il doit refléter la formule finie réelle, l'usage prévu réel, et les conclusions réelles d'un véritable évaluateur de sécurité, pas un modèle légèrement adapté d'un produit similaire. Si une enquête révèle que le CPSR ne résiste pas à l'examen, que ce soit parce que l'évaluation ne correspond pas à la formule réelle ou parce que le raisonnement de l'évaluateur ne soutient pas la conclusion, c'est généralement traité plus sérieusement qu'un problème d'étiquetage ou de paperasse.

Escalade : de l'enquête au Safety Gate

Si l'inspection d'une autorité compétente conclut qu'il y a un véritable problème de sécurité, pas seulement une lacune documentaire mais un risque réel pour les consommateurs, la situation peut escalader vers une alerte Safety Gate, le système d'alerte rapide de l'UE pour les produits non alimentaires dangereux. Une inscription au Safety Gate est un registre public, et elle déclenche ou accompagne généralement un processus de rappel, ce qui signifie que le produit doit être retiré des tablettes et, selon la gravité, retiré des consommateurs qui l'ont déjà acheté.

C'est un résultat matériellement différent d'une simple lettre d'avertissement discrète demandant de corriger l'étiquetage. Un rappel Safety Gate est visible, il est public, et il suit le produit et la marque.

Un aperçu approximatif du parcours d'escalade

  1. Événement déclencheur : plainte, rapport d'effet indésirable, inspection de routine, ou balayage de catégorie
  2. L'autorité compétente demande le DIP à la personne responsable
  3. L'autorité examine le DIP, le CPSR et l'étiquetage par rapport au produit réel
  4. Si l'examen conclut que la documentation est adéquate et le produit véritablement sécuritaire, l'enquête se referme généralement là
  5. Si un véritable problème de sécurité est trouvé, l'escalade vers une alerte Safety Gate et un processus de rappel suit

Ce que cela signifie pour votre préparation, pas seulement pour votre déclaration

La leçon ici ne concerne pas vraiment l'étape de déclaration. C'est que la déclaration est la partie facile et rapide, et que le DIP et le CPSR sont les parties qui doivent réellement résister mois ou années plus tard à un examen réel. Une personne responsable qui traite le DIP comme une formalité à classer et à oublier prend un risque réel qui ne devient visible que le jour où un inspecteur le demande réellement.

Si vous développez un produit pour la déclaration dans l'UE, la rigueur qui compte le plus est de s'assurer que votre formule réelle, votre évaluation de sécurité réelle, et votre étiquetage réel racontent tous la même histoire cohérente, parce que cette cohérence est exactement ce qu'une enquête de surveillance du marché vérifie. L'orientation actuelle de Cosmetic Comply est le processus de Déclaration de cosmétique (CNF) canadien, avec un soutien européen prévu sur la feuille de route, mais l'habitude sous-jacente de garder votre formule, votre documentation d'ingrédients et votre déclaration parfaitement alignées dès le premier jour est la même habitude qui garde un DIP défendable chaque fois que quelqu'un demande réellement à le voir.

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