Étiquetage et allégations

Les règles linguistiques québécoises pour les étiquettes de cosmétiques

Comment la loi linguistique du Québec ajoute des exigences au-delà de la règle fédérale d'étiquetage bilingue pour les cosmétiques, et où les marques se trompent le plus souvent.

The Compliance Desk5 min de lecture

Une marque qui fait déjà des étiquettes bilingues anglais et français pour le marché canadien présume parfois que le Québec est automatiquement couvert. Ce n'est habituellement pas le cas, du moins pas complètement, et l'écart entre « respecte la règle fédérale bilingue » et « respecte la propre loi linguistique du Québec » est précisément là où beaucoup de marques par ailleurs prudentes se font prendre.

Deux règles distinctes empilées l'une sur l'autre

Le Règlement fédéral sur les cosmétiques de Santé Canada exige un étiquetage bilingue, anglais et français, pour les cosmétiques vendus au Canada. C'est le seuil de base que tous ceux qui vendent à l'échelle nationale doivent respecter, et c'est une exigence d'étiquetage qui s'ajoute au dépôt de votre déclaration de cosmétique, pas un substitut à celui-ci.

Le Québec possède ensuite sa propre loi linguistique provinciale régissant l'activité commerciale en général, cosmétiques inclus, et elle impose des exigences au-delà du simple fait d'avoir du français quelque part sur l'emballage. C'est la partie qui prend les marques au dépourvu : satisfaire au minimum bilingue fédéral ne satisfait pas automatiquement à la norme provinciale du Québec. Ce sont deux régimes juridiques distincts avec deux ensembles d'attentes différents, et celui du Québec tend à être le plus strict des deux.

Ce qui tend à différer en pratique

Le schéma général des exigences linguistiques du Québec, qu'il vaut la peine de confirmer par rapport à la règle provinciale actuelle puisque les particularités des lois linguistiques peuvent être mises à jour, tend à porter sur des éléments comme :

  • L'importance et la lisibilité du français par rapport à l'anglais. Il ne suffit pas d'avoir une minuscule traduction française coincée dans un coin pendant que l'anglais domine le panneau avant. L'approche du Québec a historiquement poussé vers un français au moins aussi important, exigeant parfois un traitement proportionnel précis.
  • La question de savoir si le français peut apparaître seul ou doit apparaître aux côtés d'une autre langue. Selon le texte précis (français seul permis, français exigé avec toute autre langue présente), la règle diffère du mandat bilingue fédéral, qui exige à la fois l'anglais et le français sur les produits régis au fédéral.
  • La couverture du matériel de marketing et de point de vente, pas seulement l'étiquette du produit elle-même. La loi linguistique du Québec peut s'étendre au-delà de l'étiquette physique jusqu'à la signalisation, les sites Web ciblant les consommateurs québécois, et d'autres communications commerciales, ce qui représente une portée plus large que la règle fédérale d'étiquetage des cosmétiques.

Comme il s'agit d'une loi provinciale avec son propre organisme d'application et ses propres mises à jour périodiques, les particularités du dimensionnement proportionnel et des exceptions permises sont exactement le genre de détail à vérifier directement auprès des directives actuelles de l'organisme de réglementation québécois plutôt que de se fier à un résumé général, puisque les règles linguistiques provinciales sont bel et bien révisées.

Une façon pratique d'y penser

Traitez cela comme trois couches, pas une seule :

  1. La déclaration des ingrédients, qui suit les conventions de dénomination INCI et s'applique peu importe la langue, puisque les noms INCI eux-mêmes ne sont pas traduits.
  2. L'exigence fédérale bilingue, anglais et français tous deux présents, qui vous couvre à l'échelle nationale à un niveau de base.
  3. La loi linguistique provinciale du Québec, qui peut exiger que le français soit plus important, dimensionné différemment, ou étendu à du matériel au-delà de l'emballage lui-même, spécifiquement pour un produit vendu ou commercialisé au Québec.

Une étiquette qui réussit parfaitement la couche deux mais ignore la couche trois peut être entièrement conforme partout ailleurs au Canada et pourtant insuffisante spécifiquement pour la distribution au Québec. Si le Québec représente une part importante de vos ventes, il vaut la peine de faire réviser votre véritable maquette d'étiquette par rapport à l'exigence provinciale actuelle, plutôt que de simplement cocher une case indiquant « le français est présent quelque part ».

Où cela recoupe les changements d'allergènes de parfum de 2026

Si vous mettez déjà à jour vos étiquettes pour les exigences imminentes en matière d'allergènes de parfum, la liste 1 obligatoire le 12 avril 2026 et la liste 2 obligatoire le 1er août 2026, c'est un moment naturel pour aussi vérifier votre texte français pour la conformité au Québec en même temps, plutôt que de traiter ces deux tâches comme des projets de refonte d'étiquette distincts. Des noms d'allergènes comme Limonene, Linalool ou Geraniol doivent apparaître dans les versions anglaise et française de votre liste d'ingrédients, et il vaut la peine de confirmer la terminologie française exacte pour chacun plutôt que de présumer qu'une translittération directe est exacte.

Garder la déclaration et l'étiquette synchronisées

Rien de tout cela ne change ce qui figure sur votre déclaration de cosmétique, qui est déposée avec les noms INCI peu importe le traitement linguistique de l'étiquette. Mais il vaut la peine de se rappeler que votre déclaration, votre étiquette anglaise et votre étiquette française doivent toutes décrire la même formule réelle et les mêmes concentrations réelles d'ingrédients. Une refonte d'étiquette pour la conformité québécoise est un bon moment de vérification pour confirmer que votre déclaration déposée correspond toujours à ce qui est imprimé, surtout si des changements d'ingrédients se sont glissés pendant le processus de refonte. Cosmetic Comply conserve votre historique de dépôt et vous permet de déposer une modification rapidement si un changement de formule ou d'étiquette signifie que votre déclaration doit être mise à jour, de sorte qu'un rafraîchissement d'étiquette motivé par la langue n'a pas à signifier repartir de zéro avec votre paperasse de conformité.

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Un court formulaire suffit pour commencer. Chaque ingrédient est vérifié par rapport aux listes d'interdits et de restreints de votre marché, puis nous déposons votre notification et vous remettons un numéro que vous pouvez suivre.

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