Le nom et l'adresse à indiquer sur une étiquette de cosmétique
Comment fonctionne l'obligation canadienne du nom du commerçant et du lieu d'affaires pour les fabricants, les importateurs et les vendeurs de marques privées.
On pourrait croire que c'est la partie la plus simple d'une étiquette. Inscrire le nom de son entreprise et sa ville au dos, et voilà. Puis on s'installe pour déposer le dossier et on réalise qu'on ne sait plus si ce doit être son propre nom, celui de son fournisseur, celui de l'entrepôt de traitement des commandes, ou les trois à la fois.
Démêlons tout ça.
La règle porte sur le « commerçant », pas nécessairement sur le fabricant
Les règles d'étiquetage canadiennes exigent le nom et le lieu d'affaires d'un « commerçant », un concept plus large que « la personne qui a mélangé le produit ». Un commerçant peut être le fabricant, mais aussi un transformateur, un emballeur, ou l'entreprise qui vend le produit sous sa propre marque. L'objectif de la règle est qu'un acheteur (ou un inspecteur) puisse remonter jusqu'à quelqu'un de responsable du produit, pas que l'étiquette doive nommer qui a physiquement fabriqué le lot.
C'est réellement utile si vous êtes une petite marque dont un fabricant sous contrat produit votre savon ou votre lotion. Vous pouvez généralement inscrire le nom et l'adresse de votre propre marque comme commerçant sur l'étiquette, plutôt que ceux de votre sous-traitant, tant qu'il est clair qui se porte garant du produit.
Ce que « lieu d'affaires » exige réellement
Il n'est pas nécessaire d'avoir pignon sur rue. Un lieu d'affaires est généralement satisfait par une adresse où le commerçant peut réellement être joint : un siège social enregistré, une adresse postale d'entreprise, ce genre de chose. Ce qu'il ne devrait pas être, c'est quelque chose de vague ou impossible à joindre, comme un nom sans aucune localité, ou une case postale où le courrier revient sans être livré.
Quelques scénarios pratiques :
- Fabricant solo vendant sous son propre nom : le nom de votre entreprise, plus la ville et la province (ou l'adresse postale complète), suffit normalement.
- Marque privée utilisant un sous-traitant : l'adresse de la marque elle-même comme commerçant, avec le fabricant nommé séparément si vous choisissez de l'inclure (ce n'est pas obligatoire, mais certaines marques le font par souci de transparence).
- Produit importé : voir ci-dessous, c'est ici que les choses se précisent.
Les importateurs ont leur propre version de cette règle
Si vous introduisez un cosmétique fini au Canada depuis un autre pays, les attentes de Santé Canada en matière d'étiquetage visent spécifiquement l'importateur, car le produit importé a besoin d'un point de contact canadien et d'une responsabilité ancrée en sol canadien, en pratique. L'adresse d'un fabricant étranger seule, sans rien de canadien sur l'étiquette, est le genre de chose qui suscite des questions de suivi.
Le modèle le plus prudent pour les importateurs :
- Identifier l'importateur ou le distributeur canadien comme commerçant sur l'étiquette.
- Conserver les renseignements sur le pays d'origine partout où le format d'étiquetage l'exige.
- S'assurer que la même entité nommée comme commerçant est celle qui dépose le formulaire de déclaration de cosmétique (CNF), ou du moins qu'elle est clairement liée à celle qui le fait.
L'étiquetage bilingue ne change pas qui vous nommez, seulement comment
L'exigence bilingue du Canada signifie que le contenu de votre étiquette, y compris le libellé entourant le nom et l'adresse du commerçant, doit généralement apparaître en anglais et en français, le cas échéant. Le nom de l'entreprise lui-même n'a généralement pas besoin d'être traduit (c'est un nom propre), mais le texte environnant, comme la déclaration des ingrédients et le mode d'emploi, doit bien figurer dans les deux langues. Ne laissez pas l'exigence bilingue vous faire croire qu'il faut deux adresses différentes, une par langue. Il s'agit d'un seul commerçant, indiqué une seule fois, avec le reste du contenu de l'étiquette bilingue autour.
Le lien avec votre dépôt de CNF
Le formulaire de déclaration de cosmétique de Santé Canada demande qui déclare le produit, et cela se rattache à la même chaîne de responsabilité que votre étiquette. Si le commerçant nommé sur votre emballage et le déclarant sur votre CNF sont deux entités sans lien clair entre elles, c'est une incohérence à corriger avant qu'elle ne devienne une question posée par un organisme de réglementation. Restez cohérent : celui que vous présentez aux acheteurs comme se portant garant du produit devrait correspondre à celui qui en a informé Santé Canada.
Une courte liste de vérification avant l'impression de l'étiquette
- Y a-t-il une adresse réelle et joignable derrière le nom que vous imprimez ?
- Si vous utilisez un sous-traitant, avez-vous décidé si vous le nommez ou non, et vous êtes-vous assuré que l'étiquette ne laisse pas croire qu'il est le vendeur alors qu'il ne l'est pas ?
- Si vous importez, une entité canadienne est-elle nommée comme commerçant ?
- Votre déclarant au CNF correspond-il au commerçant de l'étiquette, ou la relation est-elle au moins documentée ?
Bien faire l'étiquette, c'est la moitié visible du travail. L'autre moitié, s'assurer que les ingrédients derrière cette étiquette sont correctement nommés et vérifiés par rapport à la liste des substances restreintes du Canada avant le dépôt, c'est là que Cosmetic Comply tend à aider, puisqu'il associe votre formule aux noms INCI et aux numéros CAS et l'accompagne jusqu'au dépôt d'un CNF plutôt que de laisser cette étape à un chiffrier.
Envoyez-nous vos ingrédients, on s'occupe du reste
Un court formulaire suffit pour commencer. Chaque ingrédient est vérifié par rapport aux listes d'interdits et de restreints de votre marché, puis nous déposons votre notification et vous remettons un numéro que vous pouvez suivre.
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