L'étiquetage des allergènes de parfum dans l'UE et ailleurs
Comment la divulgation des allergènes de parfum dans l'UE se compare aux échéances à venir de la Liste 1 et de la Liste 2 au Canada, et ce que cela signifie si vous vendez dans les deux marchés.
Si vous formulez avec des huiles essentielles et que vous vendez dans plus d'un marché, vous avez probablement déjà remarqué que « l'étiquetage des allergènes de parfum » ne renvoie pas à la même liste, au même seuil ni à la même échéance partout. L'UE applique des règles de divulgation des allergènes depuis des années. Le Canada est en train de mettre en place un système comparable en ce moment même, en deux étapes, et les dates comptent si vous déposez des dossiers là-bas.
La base réglementaire dans l'UE
Selon le règlement (CE) n° 1223/2009, certains allergènes de parfum doivent être individuellement nommés dans la liste des ingrédients lorsqu'ils dépassent des seuils de concentration établis, plutôt que de pouvoir se dissimuler dans une mention générique « Parfum » ou « Aroma ». Les noms que vous reconnaîtrez sur les étiquettes de l'UE incluent Limonene, Linalool, Citronellol, Geraniol, Eugenol et Coumarin, entre autres. Ce ne sont pas des additifs synthétiques inventés en laboratoire. Ils sont présents naturellement dans des huiles essentielles courantes, ce qui explique justement pourquoi une formule à base de lavande ou d'agrumes peut déclencher plusieurs déclarations d'allergènes même lorsque chaque ingrédient provient d'une source « naturelle ».
Le déploiement canadien, en deux vagues
Santé Canada met en place sa propre exigence de divulgation des allergènes de parfum selon un calendrier échelonné, et il vaut la peine d'avoir les deux dates à votre agenda si vous vendez là-bas :
- 12 avril 2026 : la Liste 1, l'ensemble initial d'allergènes de parfum, devient obligatoire à la fois sur le formulaire de notification cosmétique (CNF) et sur l'étiquette du produit
- 1er août 2026 : la Liste 2, un ensemble élargi aligné sur les listes internationales, devient obligatoire en plus de la Liste 1
Les seuils de divulgation sont basés sur la concentration, pas sur une simple mention « contient du parfum ». Dans les produits sans rinçage, la divulgation s'applique au-delà de 0,001 % (10 ppm). Dans les produits à rincer, le seuil est plus élevé, au-delà de 0,01 % (100 ppm), ce qui est logique étant donné que le temps de contact et l'exposition résiduelle sont plus faibles pour les produits rincés.
Où les deux systèmes se ressemblent, et où ils divergent
Les approches de l'UE et du Canada partagent la même logique de fond : nommer individuellement les allergènes précis une fois qu'ils franchissent un seuil de concentration, plutôt que de laisser « fragrance » ou « parfum » tout couvrir. Le chevauchement des substances nommées est également réel. Limonene, Linalool, Citronellol, Geraniol, Eugenol et Coumarin figurent dans les listes d'allergènes des deux systèmes, puisque la Liste 2 canadienne a été conçue pour s'aligner sur les listes internationales plutôt que d'inventer une taxonomie parallèle.
Là où elles divergent, c'est sur le plan mécanique :
| Aspect | UE (1223/2009) | Canada (CNF) |
|---|---|---|
| Où c'est déclaré | Liste des ingrédients sur l'étiquette | Dépôt CNF et étiquette, les deux |
| Déploiement | Déjà en vigueur | Liste 1 : 12 avril 2026, Liste 2 : 1er août 2026 |
| Seuil pour les produits sans rinçage | Seuil de concentration établi | Au-delà de 0,001 % (10 ppm) |
| Seuil pour les produits à rincer | Seuil de concentration établi | Au-delà de 0,01 % (100 ppm) |
| Portée de la liste | Liste d'allergènes établie par l'UE | Liste 1, puis Liste 2 élargie |
Ce que cela signifie pour votre fiche de formule
Si vous vendez le même mélange d'huiles essentielles dans l'UE et au Canada, la bonne approche consiste à calculer une seule fois la concentration de chaque allergène nommé dans le produit fini, à la conserver au dossier, puis à la comparer aux seuils des deux marchés plutôt que de traiter chaque dépôt comme un exercice distinct. Ce point compte encore plus pour les mélanges de parfum fournis par un tiers. La fiche technique d'un mélange peut discrètement indiquer que Linalool représente 8 % du mélange lui-même. Si vous utilisez ce mélange à 1 % de votre formule totale, la concentration réelle dans votre produit fini est de 0,08 %, bien au-delà des deux seuils, et ce calcul doit être fait avant le dépôt, pas après qu'un régulateur pose la question.
Les mélanges d'huiles essentielles réservent habituellement la surprise. Une liste d'ingrédients « propre », remplie de botaniques, peut tout de même comporter six allergènes déclarables ou plus une fois qu'on retrace les huiles d'agrumes, de menthe et de fleurs jusqu'à leurs composants allergènes.
La prochaine étape concrète
Si vous avez déjà une déclaration d'allergènes conforme à l'UE, ne présumez pas qu'elle se transfère automatiquement à un dépôt CNF canadien. Les substances nommées se chevauchent largement, mais le format, les seuils et le calendrier sont des systèmes distincts qui doivent chacun être satisfaits selon leurs propres règles. Le processus de dépôt canadien de Cosmetic Comply est conçu pour faire suivre les pourcentages d'ingrédients à travers les mélanges et signaler automatiquement les seuils d'allergènes à mesure que la Liste 1 et la Liste 2 entrent en vigueur, ce qui représente une feuille de calcul de moins à tenir à la main si vous jonglez avec les deux marchés à la fois.
Envoyez-nous vos ingrédients, on s'occupe du reste
Un court formulaire suffit pour commencer. Chaque ingrédient est vérifié par rapport aux listes d'interdits et de restreints de votre marché, puis nous déposons votre notification et vous remettons un numéro que vous pouvez suivre.
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