Noms INCI et numéros CAS

La cocamidopropyl bétaïne arrive diluée : faut-il déclarer l'eau

La cocamidopropyl bétaïne arrive sous forme de solution à 30 pour cent, voici comment répartir la liste INCI entre l'actif et l'eau porteuse.

Diane R.4 min de lecture

La cocamidopropyl bétaïne n'arrive presque jamais chez vous sous forme de substance pure. Elle est livrée en solution, généralement autour de 30 pour cent de matière active dans l'eau, parfois avec une trace de chlorure de sodium résiduelle du procédé de fabrication. Alors quand vient le moment d'établir votre liste d'ingrédients, une question fait trébucher bien des formulateurs : faut-il déclarer l'eau contenue dans le fût, ou seulement la bétaïne elle-même ?

La réponse courte est que l'eau compte, mais elle se retrouve généralement absorbée dans votre ligne Aqua totale plutôt que déclarée comme entrée distincte.

Ce qu'il y a réellement dans le fût

Un fût typique de cocamidopropyl bétaïne se décompose à peu près ainsi :

Composant Nom INCI Part approximative du fût
Tensioactif actif Cocamidopropyl Betaine ~30 %
Porteur Aqua ~65-69 %
Sel résiduel Sodium Chloride ~1-2 %

Ces chiffres varient selon le fournisseur et le lot. Prenez toujours le chiffre réel dans le certificat d'analyse ou la fiche technique du fournisseur plutôt que de supposer 30 pour cent à plat.

Pourquoi cela compte pour vos calculs de concentration

Disons que votre formule demande 8 % de la solution de bétaïne telle qu'elle sort du fût. Si cette solution est active à 30 %, la concentration réelle de Cocamidopropyl Betaine dans votre produit fini est de 8 % multiplié par 0,30, ce qui donne 2,4 %. Ce 2,4 % est le chiffre qui doit figurer sur votre liste d'ingrédients et sur tout dépôt réglementaire, pas les 8 % que vous avez pesés sur la balance.

C'est la même logique qui s'applique à tout mélange fournisseur : multipliez le pourcentage du composant par le taux d'utilisation du mélange dans votre formule. Sautez cette étape et vous sous-estimerez un ingrédient actif, ou pire, vous vous tromperez sur votre position par rapport à une limite de concentration qui compte pour votre marché.

Où va l'eau

C'est là que les gens coincent. Techniquement, le nom INCI de l'eau est Aqua, et la solution de bétaïne apporte de l'eau réelle dans votre lot. Faut-il ajouter une deuxième ligne Aqua rien que pour ça ?

En pratique, non. L'eau est de l'eau peu importe par où elle entre dans la formule. La convention veut qu'on additionne toute l'eau du lot, celle venue avec le tensioactif, l'extrait, le mélange conservateur, plus celle ajoutée directement, et qu'on la déclare comme une seule entrée Aqua en tête de liste d'ingrédients (puisque c'est presque toujours le plus gros composant en poids). Pas besoin de six lignes Aqua séparées qui retracent l'eau jusqu'à chaque matière première.

Le chlorure de sodium, c'est un peu différent. Si sa présence atteint un niveau significatif dans le produit fini, il doit apparaître comme sa propre ligne, avec sa propre concentration, pas fondu dans l'entrée de la bétaïne.

Un exemple chiffré

Imaginez une base de lavage pour barre de shampoing :

  1. Pesez 8 % de solution de cocamidopropyl bétaïne (30 % active, ~68 % eau, ~2 % NaCl selon la fiche fournisseur).
  2. Cela donne 2,4 % de Cocamidopropyl Betaine, environ 5,44 % d'eau provenant de cet ingrédient seul, et environ 0,16 % de Sodium Chloride.
  3. Ajoutez ces contributions d'eau et de sel à celles de chaque autre matière première du lot, plus toute eau ajoutée directement.
  4. Votre liste finale affiche Aqua comme un chiffre combiné unique, Cocamidopropyl Betaine à 2,4 %, et Sodium Chloride à son total réel s'il franchit le seuil qui compte pour votre marché.

Bien identifier le numéro CAS

La cocamidopropyl bétaïne a bel et bien un numéro CAS attribué, mais confirmez-le toujours dans la documentation de votre fournisseur spécifique plutôt que de le recopier de mémoire ou d'une vieille fiche technique. La chimie des bétaïnes peut varier légèrement selon la voie de fabrication, et certains fournisseurs listent plus d'une référence CAS selon la source d'acide gras (généralement dérivée du coco). En cas de doute, la section 3 de la fiche de données de sécurité, l'information sur la composition, est l'endroit à vérifier, pas la documentation marketing.

Là où cela dérape sur les dépôts

C'est exactement le genre de calcul qui transforme une notification simple en casse-tête. Il est facile de déposer un pourcentage qui reflète ce que vous avez pesé plutôt que ce qui se trouve réellement dans le contenant, et un réviseur ou un auditeur qui repère l'écart vous demandera de corriger. Cosmetic Comply a été conçu en partie pour ce problème : l'outil prend votre liste d'ingrédients bruts, y compris les mélanges fournisseurs comme une solution de bétaïne, décompose chacun en ses véritables composants, effectue le calcul automatiquement, et vous remet une liste INCI propre avec les concentrations qui doivent réellement figurer au dossier. Si vous faites ce calcul à la main dans un tableur pour chaque produit, ça vaut la peine de voir à quoi ressemble cette étape automatisée.

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Un court formulaire suffit pour commencer. Chaque ingrédient est vérifié par rapport aux listes d'interdits et de restreints de votre marché, puis nous déposons votre notification et vous remettons un numéro que vous pouvez suivre.

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